Patrimoine : 1.600 visiteurs, record d’affluence à La Baronnière !

L’édition 2018 des Journées du patrimoine au château de La Baronnière fut un véritable succès ce week-end. Plus de 1.600 personnes sont venues profiter d’une promenade animée dans ce domaine classé Monument historique et son parc à l’anglaise sous un beau soleil (samedi) ou un temps doux (dimanche). Le thème retenu cette année portait sur les Guerres de Vendée. Il s’agissait surtout de la grande Guerre de Vendée, celle de 1793 à laquelle prit part le général Bonchamps, propriétaire de La Baronnière, resté célèbre dans l’Histoire pour avoir fait libérer des milliers de « Bleus » emprisonnés à Saint-Florent-le-Vieil avant de succomber à une blessure par balle.

Cette édition record – nous accueillons environ un millier de visiteurs les autres années – a été rendue possible grâce à la présence des deux associations de bénévoles passionnés des Guerres de Vendée (cf. plus loin) et de 33 proches, amis et cousins des propriétaires venus prêter main-forte avec le sourire pour accueillir le public. Nos médias locaux comme Le Courrier de l’ouest, Ouest-France, RCF Anjou et France Bleu Loire Océan ont également contribué à ce succès en médiatisant cet événement. Nous profitons donc de ces quelques lignes pour tous les remercier chaleureusement.

>> Revue de presse :

« 1.600 visiteurs au château de Bonchamps » (Ouest-France)

« À La Baronnière, mémoire de Vendée » (Courrier de l’ouest)

« Deux jours de fête pour honorer Bonchamps » (Ouest-France)

« Le château de La Baronnière a revécu les Guerres de Vendée » (L’Echo d’Ancenis)

Bivouacs et scènes d’insurrection vendéenne

Deux camps se faisaient face à quelques 200 mètres d’écart. La Troupe des Cœurs de Chouans et sa vingtaine de soldats-paysans et officiers vendéens avait installé son bivouac à droite de la chapelle, devant l’emplacement du château de Bonchamps incendié pendant la Révolution française. L’objectif de cette association née il y a 20 ans est de faire connaître et comprendre au public les Guerres de Vendée et la Chouannerie, « les grandes oubliées des rayonnages historiques », précise son site internet. Le public a pu découvrir plusieurs personnages réels ou fictifs : Charles de Bonchamps et sa femme Marie Renée Marguerite de Scépeaux, Marie « la Brodeuse », « Le Boiteux », « La Poudre », l’abbé, le meunier « Goule de farine » ou encore Louison « la guérisseuse »… De l’autre côté, la formation Lowendal – 51e de Ligne, avec 15 militaires de l’armée révolutionnaire et 5 cantinières et vivandières, avait monté son campement en face de la façade ouest du « nouveau » château. Cette formation qui manœuvre depuis 25 ans est appréciée dans le monde de la reconstitution historique (Révolution française et Empire).

Tout au long du week-end, les visiteurs ont découvert la vie quotidienne sur les bivouacs au temps des Guerres de Vendée et de la Révolution. Deux fois par jour, ils ont pu assister à la reconstitution du départ de Bonchamps – répondant à l’appel des paysans des alentours – dans la cour carrée et à des scènes d’affrontement entre Vendéens et républicains sur la pelouse centrale. À ce propos, nous tenions à présenter nos excuses à ceux qui n’ont pas pu entendre correctement le dernier spectacle du dimanche après-midi. Ce type d’animation était une première pour nous. À l’avenir, les moyens sonores seront adaptés.

La cour carrée : conférences et drapeau de Bonchamps

En s’attardant dans la cour carrée (XVIIe-XVIIIe siècle), les visiteurs pouvaient écouter un mot d’introduction historique prononcé par Olivier du Boucheron, actuel propriétaire de La Baronnière et président de l’association du Souvenir vendéen. Un peu plus loin, ils se retrouvaient devant le drapeau de Bonchamps, relique rarement exposée et prêtée par ses descendants qui nous ont fait l’honneur de venir nous voir au château de La Baronnière samedi après-midi. C’est la première fois que le drapeau de Bonchamps revenait à La Baronnière, sur ses terres. Il aurait été confectionné par Madame de Bonchamps (« Je distribuai à tous mes paysans des cocardes blanches et un drapeau avec des fleurs de lys, écrit-elle dans ses Mémoires. Je les fis avec mon linge et mes robes, n’ayant point d’étoffe. Je n’ai jamais cousu et brodé avec autant d’ardeur et de plaisir. ») Selon des témoins, ce drapeau fut conservé pendant 100 ans dans un pot de beurre à Varades.

Dans la boulangerie décorée pour l’occasion avec des corbeilles de poires – pour la recette de la poire tapée d’autrefois -, des miches de pain et un pot de cendres pour laver le linge, l’historien local Jo Courtais présentait sa collection sur les Guerres de Vendée. Enfin, sous le porche de la cour carrée, l’écrivain Jean-Claude Guignard dédicaçait Marie-Jeanne la Vendéenne (éd. Cheminements, 2008, co-écrit avec René Charrier), tandis que le Maître vannier Marcel Germain présentait son savoir-faire et exposait ses paniers.

Visites guidées par la famille

Plusieurs visites guidées étaient organisées dans les lieux d’intérêt du XIXe siècle. Les deux filles des propriétaires racontaient l’histoire et l’architecture du château de famille – construit au XIXe siècle par leur aïeul Jules-Armand Arnous Rivière – tandis que leur fils, belle-fille et cousin faisaient visiter la chapelle XIXe, érigée sur les ruines du château de Bonchamps. De leur côté, Anne du Boucheron, propriétaire des lieux et descendante des Arnous Rivière, ainsi que le jardinier de La Baronnière Jérôme Dupas, emmenaient les visiteurs à la découverte du jardin potager biodynamique dont la restauration a commencé en 2011.

Durant tout le week-end, il était possible de déambuler dans le parc à l’anglaise dessiné au XIXe siècle par le pépiniériste André Leroy, de pique-niquer autour du château, d’acheter de quoi se désaltérer et se restaurer (hot-dogs, chips, boissons fraîches, vin, crêpes sucrées…) devant le château et de chiner dans le vide-maison établi sur la terrasse de l’orangerie.