Spectacle son et lumière au château de La Baronnière

Cet été : grand spectacle sur les Guerres de Vendée

Du 13 au 17 juillet, venez découvrir le spectacle Le Choix des Armes écrit et mis en scène par Recordatio. Il vous plongera au coeur des années 1790, en pleine Révolution française, pour suivre l’épopée de Jacques Cathelineau, l’un des héros des Guerres de Vendée.

Ce son et lumière d’1h30 se déroulera en nocturne et en plein air, dans la cour carrée du château de La Baronnière. Mêlant combats et danses sur une musique originale, ce spectacle est adapté pour un public familial.

5 représentations du 13 au 17 juillet 2024 à 22h au château de La Baronnière

L'agencement des tribunes

Une troupe de passionnés

L’association Recordatio est composée d’une centaine de jeunes bénévoles passionnés d’Histoire venus principalement de Nantes et d’Angers. Ils se décrivent comme des “éveilleurs d’histoires”, aspirant “à magnifier la culture, à célébrer le patrimoine, à raviver l’histoire et à honorer ses héros à travers l’art du spectacle vivant”. 

Après La Fleur du Souvenir au château du Hallay (2023) et Requiem pour Soubise (2024), Le Choix des Armes est le troisième spectacle de l’association, et son premier spectacle d’envergure. Il est basé sur l’histoire de Jacques Cathelineau, l’ancêtre de l’un des membres de Recordatio.

Jacques Cathelineau, le “Saint de l’Anjou”

Jacques Cathelineau, par Anne-Louis Girodet

L’insurrection vendéenne fut provoquée par le décret de la Convention du 24 février 1793 sur la levée de 300 000 hommes, qui intervenait dans un climat déjà alourdi par des difficultés économiques et l’hostilité des Vendéens à la Constitution civile du clergé.

L’engagement de Jacques Cathelineau, surnommé « le saint de l’Anjou », lui vaudra de marquer à jamais l’Histoire. Le 12 juin 1793 à Saumur, cet humble colporteur des Mauges et fils de maçon, est désigné par les seigneurs vendéens comme le premier généralissime de la « grande armée catholique et royale ».

Après quelques victoires contre les républicains facilitées par sa connaissance du monde rural, il organise l’attaque de Nantes. Son armée est repoussée et il meurt le 14 juillet à Saint-Florent, à quelques kilomètres du château de La Baronnière, des suites de ses blessures. Sa disparition et les rivalités entre chefs vendéens et angevins seront à l’origine de la défaite de Cholet le 17 octobre.

La Baronnière, haut lieu des Guerres de Vendée

La Baronnière est fière d’offrir à l’association Recordatio le lieu pour organiser son spectacle qui s’inscrit dans le devoir de mémoire prôné par le Souvenir Vendéen, association présidée depuis 6 ans par Olivier du Boucheron, le propriétaire du château.

Le domaine de La Baronnière est à jamais lié aux Guerres de Vendée car il fut propriété de Charles de Bonchamps, l’un des généraux de la rébellion. Il est grièvement blessé le 17 octobre 1793, lors de la grande bataille de Cholet. Dans la débandade qui suit la défaite, il est emporté jusqu’à Saint-Florent-le-Veil dans le flot des Vendéens fuyant, en désordre à travers les Mauges. Apprenant que l’on s’apprête à fusiller les 5 000 prisonniers républicains qui ont été enfermés dans l’abbatiale de Saint-Florent, Bonchamps, à l’agonie, exige qu’on les libère. Il meurt le lendemain à 33 ans.

La Cour Carrée du château de La Baronnière, seul vestige du temps de Bonchamps, où se déroulera le spectacle